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Retour sur la conférence de lancement de Neuralink

En cette rentrée, nous vous proposons de revenir sur l’un des événements marquants de l’été sur la scène Tech : le dévoilement du plan stratégique de Neuralink, startup spécialisée dans le développement d’une interface digitale cerveau-machine (ICM). Cette conférence a été l’occasion pour Elon Musk de présenter le travail fourni par ses équipes depuis 2017, de préciser le fonctionnement de la solution et d’annoncer un plan de recrutement ambitieux.

 

Comment cela fonctionne ?

Un dispositif intracérébral contenant 2 composants principaux :

  • 3 capteurs permettant de couvrir les zones motrices du cerveau et un autre positionné sur l’aire sensorielle
  • Des fils de quelques micromètres d’épaisseur (dix fois plus fins qu’un cheveu !) composés d’électrodes souples qui reçoivent et transfèrent des données des neurones vers les capteurs. Chaque fil peut contenir 32 électrodes capables de créer un système contenant jusqu’à 3.072 électrodes par matrice, distribuées sur 96 fils.

 

 

Ce dispositif nécessite une intervention chirurgicale réalisée à l’aide d’un robot d’implantation spécialement développé par Neuralink. Cette machine à la capacité de réaliser des mouvements très précis, nécessaires pour implanter automatiquement les fils à l’intérieur du cerveau. A cette échelle, toute intervention humaine est impossible.

Le robot prend également en compte différentes variables quand il doit identifier les zones les plus adaptées à la pose des électrodes, en minimisant la probabilité de toucher un vaisseau sanguin.

Un dispositif extra-cérébral :

Un boitier nommé « The Link » doit être installé derrière les oreilles, il contient la batterie et le logiciel. Il permettra d’envoyer via Bluetooth des informations à une application téléchargeable sur smartphone.

 Quelles ambitions pour la startup ?

Après avoir réalisé un test concluant sur un singe, le président de Neuralink (Max Hodak) a indiqué que la startup commencera les expérimentations sur des humains dès 2020, dans l’objectif de soigner des patients victimes de maladies neurodégénératives (comme Alzheimer ou Parkinson) ou des lésions de la moelle épinière. Mais les ambitions de la firme semblent dépasser la sphère médicale.

Derrière cet objectif à court terme se cache une autre ambition : permettre la communication entre le cerveau et la machine en augmentant notre capacité à transmettre des données, plus rapidement. Elon Musk souhaite « accomplir une sorte de symbiose avec l’intelligence artificielle », objectif partagé par de nombreux adeptes du courant transhumaniste.

 Quels futurs usages pour cette technologie ?

Difficile de répondre à cette question à ce stade mais on peut anticiper des avancées importantes dans le domaine de la communication verbale et du langage, aussi effrayantes soient elles ! Neuralink pourrait permettre la traduction instantanée et automatique de nos pensées via la transmission Bluetooth des signaux reçus par les électrodes, comme des images via AirDrop. Nous pouvons également imaginer des applications pour le stockage de nos souvenirs, de notre mémoire et le partage de connaissance entre humains (comme une forme de télépathie) sur les stores applicatifs. Néanmoins, la complexité du cerveau humain et l’éthique rendront ces applications difficiles à mettre en oeuvre, voire impossibles. Nous sommes donc loin d’avoir un sixième sens !

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