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La Halle Freyssinet à Paris, futur incubateur aux 1000 startups

Paris accueillera dès 2016 le plus grand incubateur de startups du monde au sein de la nouvelle Halle Freyssinet, dans le XIIIème arrondissement.  

Dans la continuité des initiatives FrenchTech, comment ce projet participera-t-il à faire de Paris, ville numérique, l’une des capitales les plus innovantes d’Europe ?

Un projet ambitieux, unique par sa taille et sa modularité

La Halle Freyssinet, inutilisée depuis 2006, abritait autrefois les messageries des trains de la gare d’Austerlitz voisine et a été sauvée de la destruction en 2012 grâce à son classement aux Monuments Historiques.

Un projet inédit a alors été officiellement annoncé : la création et l’ouverture en 2016 d’une espace de 30.000 m2 dédié au numérique qui servira d’incubateur pour 1000 startups.  Afin de mieux se rendre compte de l’ampleur du chantier, il faut avoir à l’esprit que le Cambridge Innovation Center, une des plus grandes pépinières de Boston, n’accueille « que » 600 entreprises.

Derrière ce projet se trouve l’homme d’affaires vedette de l’internet français, Xavier Niel  qui va investir « environ 200 millions d’euros ». On compte également la Caisse des Dépôts et Consignations qui co-finance le projet à hauteur de 5 à 10%, ainsi que la ville de Paris en tant que partenaire principal.

Les travaux ont commencé dès 2014. Côté architecture, une élégante verrière, œuvre de l’architecte Jean-Michel Wilmotte, sera notamment érigée tout en préservant le béton armé précontraint réalisé en 1927 par l’ingénieur Eugène Freyssinet. Le site intégrera également des wagons de trains réaménagés, en souvenir de son histoire ferroviaire.

L’espace sera aménagé en trois zones distinctes :

  • Un forum de rencontre et de partage : des Fab Labs équipés d’imprimantes 3D en accès libre, un auditorium de 370 places et des salles de réunion réservées aux rencontres entre les jeunes entrepreneurs du numériques et leurs partenaires potentiels ;
  • Des espaces de travail communautaires, ouverts et équipés de tables modulables et connectées ;
  • Des services administratifs, tels qu’un bureau de poste, ainsi qu’un bar-restaurant atypique et ouvert en continu.

 

La future locomotive de l’entrepreneuriat numérique français 

En janvier 2014 le lancement du label « Métropole French Tech » marquait la volonté du gouvernement français de créer des écosystèmes favorables à l’entreprenariat sur l’ensemble du territoire et de renforcer l’image d’une France connectée où foisonnent les initiatives. Dans la continuité des projets initiés par le gouvernement, les incubateurs, pépinières et autres accélérateurs de startups se multiplient à Paris. Dans une ville où les loyers commerciaux sont hors de portée pour la plupart des créateurs d’entreprises, les incubateurs proposent, pour une somme souvent modique, des bureaux, une connexion Internet, et surtout, un environnement favorable, propice à l’émulation, à la création et aux rencontres.

De plus, ce sont les entrepreneurs français et business angels qui contribueront à  faire de Paris l’une des villes les plus innovantes d’Europe. Xavier Niel, qui a notamment investi dans plus de 800 startup, vante la qualité de l’écosystème existant dans la capitale où il a installé le siège de Free et a créé sa propre école de programmation informatique, l’École 42. Avec son nouveau projet, la Halle Freyssinet, les startups bénéficieront d’un espace de travail unique pour transformer leurs projets innovants et permettra de leur donner la visibilité internationale dont la France a besoin pour renforcer sa compétitivité et accélérer sa croissance. Ce projet va contribuer à séduire et attirer de nouveaux talents, créateurs et  investisseurs de toute nationalité.

La Halle Freyssinet est également une parfaite illustration de la stratégie de la ville de Paris qui consiste à renforcer l’implantation des incubateurs à proximité des centres de recherche universitaires de même spécialité (Institut Pierre et Marie Curie, la Sorbonne, l’ESPCI Paris-Tech, l’École Normale supérieure, les Mines, etc.).

La démarche reflète donc bien la volonté des acteurs publics et privés à travailler conjointement et à créer le futur nid pour l’émergence du Google ou du Facebook français. Mais qui seront les heureux élus ? Pour le moment il est un peu prématuré de prévoir leur recrutement mais une équipe composée en grande partie de créateurs d’entreprises sera constituée afin de recevoir les projets et les sélectionner. Une chose est déjà certaine : ils seront nombreux à postuler…

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