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My Recycle Stuff ou comment innover dans le monde du troc

Comme cela ne vous aura pas échappé, l’heure est à l’innovation ! Et cela est vrai dans beaucoup de domaines concernant les nouvelles technologies : les objets connectés, l’automobile, les smartphones, les réseaux sociaux, … mais pas seulement, comme nous le prouve My Recycle Stuff, réseau social spécialisé dans le troc.

Un service fondé sur un principe simple

Vincent de Montalivet et Martin Rückert, ont créé ce service en 2009. Comme d’autres sites web de troc, My Recycle Stuff permet d’échanger des objets entre deux particuliers, sans faire intervenir de monnaie. Le modèle de troc peut paraître archaïque, mais, en réalité, il a toujours existé, depuis l’Egypte des Pharaons en passant par la seconde guerre mondiale, durant laquelle l’essence était par exemple une monnaie d’échange très recherchée.

Le troc permet en quelque sorte de s’affranchir de la valeur pécuniaire d’un objet. Au lieu de revendre un objet après son utilisation (un jeu vidéo par exemple), qui lui fait nécessairement perdre de la valeur monétaire par rapport à l’achat, le troc permet de faire intervenir la valeur personnelle de l’objet. Il est donc possible d’échanger son bien contre un objet qui vaut autant, voire plus.

En plus du troc classique, My Recycle Stuff fonctionnait depuis sa création comme un réseau social, avec configuration de profil et réseau d’amis, réel « espace de confiance et de partage » selon Vincent de Montalivet. En septembre 2013, ses créateurs ont fait évoluer leur plateforme, lui permettant de devenir le premier réseau social de troc circulaire.

L’innovation au coeur du nouveau service

Ce qui fait la valeur ajoutée de ce service est bien cette nouveauté, le troc circulaire. En effet, un des inconvénients principaux du troc, c’est qu’il nécessite une coïncidence des besoins entre deux personnes à un instant t. Lors de la mise en route de son service en 2009, Vincent de Montalivet a fait un constat inquiétant pour son audience « Nous nous sommes rendus compte assez rapidement que les particuliers qui mettaient en ligne moins de 10 objets n’arrivaient pas à finaliser un  troc ». Après un peu plus de deux ans de conception et de développement, les équipes de My Recycle Stuff ont créé des algorithmes faisant de leur site une plateforme de troc circulaire.

Concrètement, tous les vendredis, le site procède à un « Super-troc » (nom donné par les équipe My Recycle Stuff à leur troc circulaire). Chaque membre qui a préalablement enregistré ce qu’il propose et ce qu’il demande, peut se voir proposer un « Super-troc », qu’il est libre d’accepter ou de refuser. Vincent de Montalivet donne à consocollaborative.com un exemple d’un cycle de « Super-troc » à quatre personnes : « Guillaume qui donne un Ipod à Maia, qui donne un stepper à Nine, qui donne un cours de préparation à la fonction publique à Peggy, qui donne à son tour des lampes design en carton à Guillaume pour fermer la boucle du Super-troc. » Le « Super-troc » peut être réalisé sur un groupe de maximum dix personnes.

Consommation collaborative ou économie circulaire ?

My Recycle Stuff surfe sur la vague de la consommation collaborative qui est en train d’exploser aujourd’hui. Pour preuve, depuis septembre 2013, son site web, qui est encore à l’état de bêta test, rassemble 15000 utilisateurs, dont 5000 actifs.

La consommation collaborative se construit autour des échanges de bons procédés en lieu et place des échanges marchands (faisant intervenir de la monnaie). Vincent de Montalivet nous explique que cette consommation « s’adresse davantage aux particuliers alors que l’économie circulaire vise plutôt une démarche industrielle qui conduit à revoir complètement notre manière de concevoir, de produire, et de faire vivre les matières et les produits du côté des entreprises. ». Telcospinner vous prépare un éclairage complet sur l’économie circulaire ou sharing economy, qui sera publié prochainement.

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