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TechWeekSG 2019 – La technologie au service de l’humain (2/2)

La TechWeek 2019 s’est tenue dans les locaux de Société Générale les 12 et 13 novembre au sein du technopole Les Dunes, à l’est de Paris, et le 14 novembre à La Défense.

Au travers de deux  articles, les consultants Wavestone reviennent sur cet événement illustrant le passage à l’échelle de Société Générale en matière de digital et d’innovation, avec 3 principaux moteurs : IA & Data, Open Banking et Open innovation.

Ce second article se concentre sur les apports de la technologies en matière de RSE. La TechWeek de la Société Générale a voulu mettre l’accent sur le meilleur du digital et de l’humain. Plusieurs cas d’usages portant sur l’apport des nouvelles technologies afin de sensibiliser à l’importance de l’accès et de l’inclusion numériques, mais aussi à la manière dont la technologie peut aider à autonomiser les personnes handicapées.

 Le numérique, vecteur d’inclusion

Le handicap invisible, c’est 80% du handicap. Pour sensibiliser au handicap, l’agence de communication Bbird utilise la Réalité Virtuelle pour mieux comprendre les situations de handicap invisible. En effet, le handicap invisible représente 80% du handicap. Cela peut être le diabète, la dyslexie, la dyspraxie, les troubles visuels… Il nous a été proposé d’expérimenter une situation d’un collaborateur atteint de troubles du spectre autistique. Cela permet de mieux comprendre une personne dans cette situation et d’agir en conséquence.

 

 

 

La start-up brésilienne Hoobox Robotics a développé un logiciel de reconnaissance du visage de haute précision pour détecter les comportements humains. La startup est à l’origine de « The Wheelie », le premier logiciel capable de traduire les expressions du visage, comme les baisers et les sourires, en commandes permettant de contrôler un fauteuil roulant. Ce dernier, construit par Intel nous a été présenté en Live durant l’évènement.

 

 

 

Melomind, développé par myBrain Technologies en collaboration avec l’ICM, a pour mission d’apporter au grand public les technologies neuroscientifiques jusqu’alors uniquement accessible au monde clinique et médical, afin de combattre efficacement la problématique montante qu’est le stress. Un casque plutôt futuriste capte votre activité cérébrale, le but étant d’être le plus calme et détendu que possible.

 

 

L’environnement au cœur des préoccupations

Un des ateliers de la journée nous montrait comment mesurer l’impact environnemental d’une application Web. Les outils d’évaluation des impacts environnementaux à travers des exemples et scénarii utilisateurs avec l’éco-index et l’éco-meter. Mais si l’impact du numérique peut avoir une mesure aussi fine, c’est qu’il faut se rendre compte à plus grande échelle.

Ainsi, l’INR (Institut du Numérique Responsable) nous a donné des chiffres pour le moins surprenants :

  • 70 ko, c’est le poids d’un email sans octet mais aussi le poids de l’ordinateur qui a permis à l’époque d’envoyer un astronaute dans l’espace
  • On compte plus de 4,5 milliards d’utilisateurs et l’équivalent d’un 7e continent
  • 4 TO de données pour entraîner l’IA d’une voiture autonome, ce qui revient à l’émission carbone de 5 voitures
  • L’achat et l’usage Internet et technologique représente plus de 10% de l’empreinte carbone des Français.

L’impact est énorme, nous atteignons des paliers. La solution de l’INR est de se tourner vers le numérique responsable.

D’après cette institut, « toute entreprise peut agir à travers des actions environnementales, inclusion sociale ou numérique ». Par exemple, Pole Emploi a ajouté des clauses d’insertion sociale dans ses achats et a généré 400 emplois.

Pour lutter contre les impacts « négatifs » de la fabrication, le réemploi. Cela favorise l’économie circulaire et une étude de Pole Emploi montre un potentiel de 1500 emplois si on projette sur le matériel des grandes entreprises du cac40.

A l’issue de cette journée axée sur l’inclusion et l’environnement, Sylvie Préa, Directice de la Responsabilité Sociale et Environnementale de la Société Générale et Christophe Leblanc, Directeur des Ressources et de la Transformation Numérique tu Groupe, ont signé la Charte du Numérique Responsable. La Société Générale s’engage donc à :

  • Optimiser les outils numériques pour limiter leurs impacts environnementaux
  • Développer des offres et services accessibles pour tous
  • Avoir des pratiques numériques éthiques et responsables
  • Rendre le numérique mesurable, transparent et lisible
  • Favoriser un nouveau comportement et de valeurs adéquates

Fière d’être le deuxième groupe bancaire à signer cette charte, Sylvie Préa conclut cette signature par une citation de Rabelais, qui porte tout son sens à ce moment, « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

Tech for good

La journée s’est terminée par une table ronde autour du « Tech for good », plaidant pour un numérique inclusif, engagé et durable. Les représentants des sociétés : Ubisoft, Withings, Intel et BluefrogRobotics étaient présents.

« Un exemple de #Tech4Good ? On utilise le jeu pour corriger l’amblyopie, et après nos tests, on arrive à des bons résultats au bout de 6 semaines. Ce jeu est en cours d’accréditation avec la FDA » nous informe Deborah Papiernik, Vice-President du Busines Development au sein d’Ubisoft.

Pour Charlotte Puechmaille, Responsable de la stratégie des nouvelles entreprises de santé chez Withings, « les bénéfices dans la santé sont aussi très importants. On le constate aux États-Unis où l’ambition de la société est de prévenir les risques (ex : tensiomètre connecté ainsi qu’une montre capable d’enregistrer un électrocardiogramme (ECG) »

Ainsi, cette journée a véritablement posé la question de la place du numérique face aux défis environnementaux et sociétaux que nous faisons face. Cette signature de la charte crédibilise la Société Générale dans cette voie.

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