mer 30.11 0

Biolog-id, la medtech qui connecte les produits de santé par RFID, lève 7 millions d’euros.

Leader et pionnière de la santé connectée, la start-up normande Biolog-id développe et commercialise des solutions de traçabilité par RFID pour des produits sanguins labiles (concentrés de globules rouges, plaquettes et plasma). Elle vient de boucler début novembre une impressionnante levée de 7 millions d’euros auprès du fonds d’investissement Xerys Gestion afin d’assurer son développement international.

Située à Bernay dans l’Eure, Biolog-id a généré 8 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016, pour 38 employés. Comment expliquer ce chiffre record ? La start-up mobilise ses ressources dans une stratégie d’innovation ambitieuse avec 30% de son chiffre d’affaires dédié à la R&D. Son produit phare est « Biolog® Tranfusion » une solution d’identification par RFID permettant une meilleure gestion et traçabilité des produits sanguins.

2

Un système unique pour la sécurisation des produits sanguins à distance.

La technologie RFID (Radio Frequency Identification) permet la collecte de données à distance à l’aide d’une radio étiquette (RFID Tag). Ses applications dans l’industrie sont nombreuses notamment dans le textile et les transports afin de maîtriser la chaîne d’approvisionnement, suivre des flux logistiques ou encore automatiser des processus industriels. C’est aussi une technologie digitale fréquemment utilisée par le grand public, on retrouve ainsi des puces RFID dans nos titres de transports et cartes bancaires.

Prenons une poche de sang ou de plasma par exemple ; celle-ci pourra être tracée du donneur au receveur, en passant par le personnel hospitalier. Comment ? A l’aide d’une puce électronique contenant des informations sur la poche (groupe sanguin, données patient, numéro de don, phénotype, date de péremption) ainsi que sur son environnement extérieur (température, temps de transports). Cette innovation permet une traçabilité totale de la poche de sang et de ce fait, une réduction des risques -potentiellement mortels- liés à l’utilisation de poches mal conservées.

Les avantages pour les hôpitaux et centres de transfusion sont multiples : gestion à distance des stocks en temps réel, garantie de conservation ou encore réduction des pertes.

Source: plaquette Biolog-id
Source: plaquette Biolog-id

Une levée de fonds pour un développement ambitieux

L’international représente déjà près de la moitié des activités de Biolog-id mais ses ambitions ne s’arrêtent pas là ! Cette levée de fonds a pour objectif de financer et pérenniser son développement extérieur. La société envisage d’ailleurs l’ouverture d’une filiale aux Etats-Unis d’ici 2017 et prévoit le recrutement d’une dizaine de collaborateurs pour soutenir sa croissance. Une croissance ambitieuse puisqu’elle s’attend à dépasser le double de son chiffre d’affaires actuel d’ici 2019 (20 millions d’euros contre 8 millions cette année).

D’après Jean-Claude Mongrenier, Président du conseil de surveillance :  « Cet investissement doit permettre à la société d’accélérer la commercialisation de ses solutions sur les marchés-clés que sont l’Asie et le continent Nord-Américain […] Forts d’une propriété intellectuelle de quelque 70 brevets qui protègent notre solution, nous sommes bien placés pour tirer parti des importantes opportunités de marché liées à cette technologie qui, aujourd’hui, est déjà implémentée dans une quinzaine de pays. Nous apprécions pleinement la confiance que nos investisseurs nous ont démontrée tout au long du déploiement de notre solution chez un nombre croissant de clients et partenaires industriels. En développant le concept de poche connectée, Biolog-id rentre dans le cercle des experts de la e-santé. »

Le potentiel de marché de Biolog-Id ne se limite pas aux produits sanguins. En collaboration avec l’Institut Curie (Paris), la start-up normande travaille aussi sur une puce RFID pour l’ensemble des préparations injectables de chimiothérapie. L’idée étant cette-fois ci de tracer et sécuriser le parcours et la conservation des produits entre l’hôpital et le patient.

Commenter cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *