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Qui sont les lauréats des ACSEL du numérique 2015 et que faut-il en retenir ?

ACSEL du numérique 2015

 

Le 30 mars 2015, se tenait au Théâtre de l’Europe la 6ème édition des ACSEL du numérique organisée par l’association de l’économie numérique ACSEL : Remise de prix mettant à l’honneur « toutes les initiatives qui, en France, témoignent de la richesse, de la variété et du dynamisme de l’économie numérique et placent le numérique au cœur de sa dimension économique et sociétale ».

L’association des ACSEL du numérique

Le discours d’introduction des ACESL 2015 par le Président de l’association Cyril ZIMMERMANN illustre parfaitement la philosophie et la démarche portée par l’association ACSEL :

« Trop souvent l’économie numérique est vue comme une filière, comme un segment […], l’accélération du numérique transforme l’ensemble des acteurs publics et privés […] l’ACSEL essaie d’organiser des échanges autour de ces transformations qui impactent notre société ».

 

 

Fondée il y a trente ans, l’ACSEL, l’Association de l’économie numérique compte aujourd’hui près de 200 entreprises et organismes publics adhérents de tous les secteurs. L’ACSEL est un lieu de débat sur les grands enjeux de la transformation numérique. L’objectif est de pouvoir intégrer et démocratiser les nouvelles technologies du numérique à l’économie et à la société. Ses actions participent au développement de l’écosystème du numérique en France. Elle s’inscrit dans une démarche constructive en favorisant les échanges entre acteurs de milieux différents et en publiant des travaux de recherche autours des grands enjeux du numérique.

Les récompenses de l’ACSEL du numérique

L’édition 2014 avait été marquée par 3 grandes tendances de la transition numérique avec l’économie sociale et collaborative, la ville intelligente et les objets connectés. Parmi les lauréats des éditions précédentes, on peut notamment citer : Blablacar, ETALAB, le Grand Lyon, Withings, Ameli ou encore Photobox.

Pour cette nouvelle édition (2015), la communauté numérique s’est réunie pour récompenser 6 entreprises dont 2 start-up (Colisweb et Drust), démontrant que le numérique peut aussi être:

Les lauréats des ACSEL du numérique 2015
Les lauréats des ACSEL du numérique 2015

 « L’économie numérique c’est maintenant », Axelle LEMAIRE

Cette remise de prix était également l’occasion de pouvoir échanger avec la communauté numérique et des invités prestigieux tels que : Arnaud DE PUYFONTAINE, Président du Directoire de Vivendi, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, Ancienne Ministre, notamment en charge de l’économie numérique et Axelle LEMAIRE, Secrétaire d’État chargée du Numérique, auprès du Ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique.

Nombreux furent les challenges et questions soulevées lors de l’échange entre les intervenants et le public dont 4 grandes thématiques majeures :

Comment pérenniser les start-up qui émergent ?

On constate de plus en plus de rachats de start-up innovantes et ce notamment par des entreprises étrangères. L’écosystème actuel favorise le foisonnement de ces entités mais ne permet pas (encore) de pérenniser leur activité. Une piste de réflexion pourrait être l’intervention de grands groupes dans l’accompagnement à moyen/long terme de ces entreprises. Cette démarche se retrouverait alors dans une relation partenariale où le grand groupe verrait la start-up comme un levier business et non plus seulement comme un levier de communication. La start-up pourrait quant à elle capitaliser sur l’expérience en développement du grand groupe.

Comment porter l’innovation du numérique au sein d’un grand groupe ?

Les innovations numériques bousculent tous les secteurs, de la petite entreprise au grand groupe, de façon hétérogène, à des vitesses et des niveaux de maturité différents. Les grandes entreprises elles-mêmes ne sont pas préparées. Pour Arnaud DE PUYFONTAINE, l’un des axes de travail consiste en la capacité à créer une culture, un ADN de l’innovation qui permettrait à chacun de se considérer comme un entrepreneur au sein même de l’entreprise. Un second axe serait le recentrage de l’activité du grand groupe autour de son core business pour permettre ensuite d’initier ou redynamiser les démarches d’intrapreneuriat. Au travers de cet échange, trois préoccupations fortes propres au numérique émergent et s’ancrent dans notre écosystème : la gestion des données (Big Data), les objets connectés et la transversalité du numérique.

« Cette année sera l’année de la data » selon Axelle LEMAIRE

Les objets connectés sont à l’aube d’une croissance exponentielle. Les acteurs de tous secteurs se positionnent face à cette vague. Les objets connectés vont devenir des générateurs de données formidables.

La maîtrise des données sera le chantier des prochaines années. Le recueil, l’analyse et l’exploitation de ces données permettront de gagner en proximité avec les clients en proposant des produits et services en adéquation avec leurs attentes, leurs goûts, leurs plaisirs. Plus encore, cette maitrise permettra d’anticiper les comportements avec l’analyse proactive et prédire le futur avec l’analyse prédictive.

Axelle LEMAIRE a réitéré son souhait et sa volonté de créer un statut particulier pour les données pouvant servir l’intérêt public avec la création du statut de « données d’intérêt général ».

Le numérique est transverse

Il n’y a pas/plus de barrières public/privé en matière de numérique et d’innovation. Désormais, les grands groupes, les start-up et les services publics sont encouragés à interagir entre eux au travers d’initiatives au sein des ministères : comme notamment les jeudis du digital où des Start-up viennent pitcher leurs projets.

Le numérique est un vecteur de transformation des territoires. La connectivité par exemple est un enjeu sociétal et social pour éviter l’exclusion : « Le budget alloué à la connectivité du territoire est sans précédent » selon Axelle LEMAIRE.


Le numérique est fait pour nous

Il est important de noter l’optimisme d’une part importante des différents invités, entrepreneurs et services publics présents lors de l’évènement. Il est de notre responsabilité de faire évoluer le système et notre environnement pour inciter toute personne à créer de la valeur en France.

La France est en première ligne de la révolution numérique et nous disposons des qualités nécessaires pour que nos entreprises exploitent cette nouvelle richesse.

La mondialisation qui mettait en valeur la standardisation, l’homogénéité des produits, une main d’œuvre à bas coût et une faible valeur ajoutée est remise en cause par le numérique. Le numérique met au contraire en avant les singularités, aussi bien dans les usages, les offres, que les outils. La France se démarque par la valeur ajoutée qu’elle sait apporter. Les innovations françaises ont d’ailleurs fait l’objet d’une présence remarquée au dernier Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas. L’émergence du mouvement French Tech ou le développement de tendances comme la FinTech en sont encore d’autres exemples. Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET rappelait notamment que la France possède une créativité latine ainsi qu’une rigueur anglo-saxonne, terreau fertile de l’innovation.

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