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Facilitons l’Open Data !

Depuis plus d’un an, l’Open Data est apparu dans les bouches d’un nombre croissant d’entreprises et d’experts français. Le 5 décembre 2011, le gouvernement faisait le grand saut en ouvrant son portail data.gouv.fr avec des milliers de données publiques mises en ligne.

Toutefois, le sujet est pour certains difficile à appréhender : quelles sont les données publiables ? Quelles données vais-je ouvrir au vu et su de tous et donc de mes concurrents ? Comment faire ? Ai-je les compétences et le temps nécessaires ?

Telcospinner a choisi de vous faire découvrir des réponses à ses questions grâce à une série d’articles. Nous allons tout d’abord (re)voir les principes fondamentaux de l’Open Data : quelles sont les données autorisées à la publication, quel est le contexte réglementaire, pourquoi se lancer.

Dans une deuxième partie, nous verrons quelle stratégie peut-être adoptée pour savoir quelles données ouvrir, quelle priorité donner, avec un zoom sur la co-création et les évènements de type hackatons.
Enfin, nous vous proposerons quelques solutions pour répondre à la question « Comment ouvrir ses données ? » avec un focus sur les start-up se spécialisant dans ce domaine.

 

Qu’est-ce que l’Open Data ?

En français dans le texte, cela donne « donnée ouverte ». Certes, mais concrètement ? La notion de données publiques ouvertes a vu le jour dès 1966 aux États-Unis avec le Freedom of Information Act. Aujourd’hui, le nouveau gouvernement français s’y intéresse particulièrement. Toutefois, une définition juridique claire n’est pas encore connue.

Nous retiendrons donc une proposition de l’association Open Knowledge Foundation : une donnée ouverte est une donnée rendue accessible à quiconque, sans aucune obligation ni inscription préalable, qui n’est soumise à aucun droit d’auteur, droit des marques, brevet ou secret commercial. Exit donc les données nominatives ou celles qui relèvent de la vie privé ou de la sécurité. Un frein majeur au développement de l’Open Data est ici que la distinction de ces données peut s’avérer complexe dans la pratique notamment lorsqu’il s’agit de définir une frontière entre le privé et le public.

Enfin, la mise à disposition des données doit se faire sous un format exploitable et non propriétaire, ce qui n’est pas le cas du .pdf ou du .doc par exemple. Le site data.gouv.fr propose notamment les formats .html ou .csv.

 

L’Open Data en 3 dimensions

La première chose qui nous vient en tête lorsque nous abordons ce vaste sujet est de libérer ses propres données. Cependant, l’art de l’Open Data ne saurait se résumer qu’à cela.
Naturellement c’est ce premier pas qu’ont effectué certains états ou initiatives locales. C’est le cas de villes comme Montpellier, Paris ou de Washington outre-Atlantique.

Cependant, pourquoi s’arrêter là alors qu’il est aussi possible de stimuler la réutilisation de ces données. Avec son appel à projets innovants « Rendez-moi la ville + facile », Nantes a encouragé ses concitoyens à proposer des idées d’applications des données qu’elle a publié.

Enfin, l’Open Data, c’est aussi réutiliser les données publiques. Grâce aux données de la ville de Rennes, des sites tels que Handimap.org ont ainsi pu voir le jour et permettre aux personnes à mobilité réduites de calculer les itinéraires les plus appropriés.

 

Pourquoi faire le grand saut ?

Comme nous l’avons vu, le gouvernement français s’intéresse de plus en plus à l’Open Data et Fleur Pellerin s’était même positionnée en faveur d’une extension de l’ouverture des données. Toutefois, aucun cadre juridique concret n’impose aujourd’hui aux institutions ou aux entreprises d’ouvrir un certain type de données.

Pourquoi alors ne pas se positionner en tant que pionner du domaine pour être, dans un avenir proche, une force de proposition expérimentée lorsque des textes réglementaires seront discutés ? Sans compter l’image positive d’instance « ouverte » et transparente qui peut en découler. Le gouvernement Obama l’a d’ailleurs bien compris et en a fait un atout clé.

 

Oui l’Open Data est un vaste sujet qu’il faut savoir prendre par le bon bout. C’est pourquoi nous vous proposons de retrouver prochainement sur Telcospinner la suite de cette série d’article afin de découvrir des stratégies sur les données à ouvrir et comment les rendre exploitables.

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