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Blackberry : annus horribilis ?

Une panne affecte depuis lundi 10 octobre, l’accès aux emails, à la messagerie instantanée et à l’Internet Mobile pour les utilisateurs de terminaux Blackberry : il s’agit d’un nouveau coup dur pour RIM.

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Que s’est-il passé ?

L’objet de la défaillance, selon RIM : « un commutateur de coeur de réseau » qui n’aurait pas supporté une mise à jour logicielle. En temps normal, une panne de ce type doit être palliée par un commutateur de secours, qui n’a pas joué son rôle cette fois-ci. Conséquence logique de cet incident : un encombrement de messages qui attendent d’être acheminées vers leur destinataires. Et plus les données s’accumulent, plus la remise en état du système devient délicate.

Cet incident remet en cause la réputation de fiabilité du constructeur et fragilise un peu plus son modèle technique : car chez RIM, tous les messages (emails, messages instantanés) sont acheminés via des serveurs centraux. Ce goulot d’étranglement n’existe pas chez ses concurrents.

Une année charnière pour RIM

Or, ce dysfonctionnement, remonté par ses utilisateurs en Europe, au Moyen-Orient, en Amérique-du-Sud et aux États-Unis, intervient à un moment déjà critique pour le constructeur.

Elle vient en effet s’ajouter aux attaques en bourse sur le titre du constructeur canadien.  Sa valeur a chuté de plus de moitié depuis le début de l’année. En cause :

  • les pertes de part de marché sur le marché des utilisateurs professionnels,
  • l’échec de la tablette Playbook (seulement 200 000 exemplaires vendus lors du premier trimestre suivant son lancement),
  • Et les critiques réitérées d’un regroupement d’actionnaires qui réclame la refonte du système de management de l’entreprise.

Par conséquent, cette gigantesque panne, qui pourrait durablement affecter la réputation du constructeur et détourner des utilisateurs fidèles des terminaux Blackberry, n’arrange pas la situation de l’entreprise canadienne, et de ses deux co-PDG.

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