La méthode Scrum : première étape pour devenir “great place to work” ?

Il y a quelques temps, Wavestone a été, une nouvelle fois, reconnu comme une entreprise ou il fait bon travailler, “a great place to work” comme disent nos amis anglo-saxons.

A la lecture des différents articles, ici et , une idée a germé dans mon esprit : et si le bien être des collaborateurs au travail venait grâce à l’application des piliers de la méthode scrum ? Et si la méthode scrum était la réponse au bien être au travail ?

Mon sang d’agiliste n’a fait qu’un tour et me voilà attelé à la rédaction de ce billet.

Tout d’abord, définissons a Great Place To Work :

D’après les paroles de @Patrick Dumoulin, président de Great Place To Work (GPTW) , les entreprises GPTW sont celles où :

« Les leaders, au quotidien, à tous les niveaux, créent les conditions pour que leurs collaborateurs donnent le meilleur d’eux-mêmes dans un esprit de collaboration. Pour que la convivialité, la fierté, l’équité, le respect et la crédibilité soient mis en œuvre à chaque instant. »

Quel rapport avec un Daily meeting et un backlog me direz-vous ? Pour répondre à cela, je vous pose la question suivante :

Finalement, Scrum, en dehors des cérémonies et des sprints, qu’est ce que c’est ?

Scrum c’est avant tout un cadre de travail mis en place dans un but de productivité et de qualité (bienfaits maintes-fois démontrés) soutenus par 3 piliers :

  • La transparence
  • L’inspection
  • L’adaptation

Pour aller plus loin, Ken Schwaber et Jeff Sutherland ont rajouté en juin 2016, 5 valeurs au Scrum Guide : courage, focus, engagement, respect et ouverture.

Ces 5 valeurs cumulatives ont pour objectif de faire émerger les 3 piliers menant à une bonne application de Scrum.

Hum…cela ne vous rappelle rien ?

Allez, je vous aide, prenons-les un par un :

1. Courage

Que vient-faire le courage dans ces valeurs me direz-vous ? On ne fait pas la guerre dans une équipe Scrum.. Pourtant cette notion est primordiale aussi bien dans une équipe Scrum que dans une entreprise.

En effet, le courage doit permettre aux membres de l’équipe de choisir la vision produit et de l’assumer face au management. Le courage doit permettre à l’équipe d’admettre ses erreurs et d’avancer sereinement.

Mais ce courage est possible uniquement si le management a créé un environnement propice où ces comportements “courageux” sont acceptés et encouragés comme doit le faire une équipe Scrum à son niveau.

2. Objectif commun (Focus)

Cette valeur est là pour rappeler qu’une équipe scrum doit être tournée vers un objectif commun qui est celui, à court terme, de réussir le sprint et, à long terme, faire vivre le produit.

Ce partage d’objectif commun par l’équipe doit permettre à chaque membre de comprendre le sens de son travail, le sens de la pierre qu’il apporte à l’édifice commun.

Encore une fois, aussi bien en entreprise d’une façon générale que dans une équipe Scrum, la mobilisation des collaborateurs vers un objectif partagé est une nécessité pour l’épanouissement de ces derniers.

3. L’engagement

Les membres de l’équipe Scrum s’engagent à donner le meilleur d’eux-mêmes afin d’atteindre les objectifs produits. Cet engagement ne s’assimile pas à un engagement de résultat mais à un engagement de moyen. L’équipe s’engage à donner le meilleur d’elle-même et à réagir du mieux possible face à la complexité que peut présenter la vie d’un produit.

Cet engagement n’est possible que si le collaborateur comprend le sens de son travail et qu’il est dans les bonnes conditions pour le faire.

4. Respect

Pour avoir une équipe qui applique les principes précédents, il est évident que le respect a une grande importance.

En effet, les membres de la scrum team doivent travailler dans le respect afin d’être en capacité d’écouter l’avis de chacun quelque soit son rôle dans l’équipe Scrum ou alors plus factuellement en respectant ses engagements ou alors les rythmes des cérémonies collectives.

Cette valeur, comme les précédentes, permet, in fine, épanouissement des membres de la Scrum Team menant à une valeur délivrée plus importante qu’une équipe projet.

5. Ouverture (Openness)

Enfin, la dernière valeur mais pas la moindre, l’ouverture.

L’empirisme de Scrum exige de la transparence, de la transparence et encore de la transparence et cela s’obtient en s’ouvrant pour partager et échanger sur l’organisation du travail, les progrès réalisés ou à faire, l’apprentissage à venir et les problèmes rencontrés.

Une nouvelle fois, cette ouverture aura pour prérequis d’autres valeurs et sera elle-même un prérequis à l’implémentation des autres valeurs.

Après l’énumération et la définition de ces valeurs Scrum, on note un alignement fort des objectifs visés par Scrum et par une entreprise GPTW.

Néanmoins, Scrum a un avantage supplémentaire, et pas des moindres, il fournit une méthode pour réussir à atteindre ces objectifs de bien-être au travail afin d’augmenter la productivité de vos équipes..

 

« En conclusion, je n’aurai qu’une question adressée aux dirigeants et managers :

qu’attendez-vous pour devenir agile ? »

 

Article initialement publié sur linkedin

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