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Michel Sapin et le financement des start-ups françaises

Le 23 octobre 2014 le Ministre des Finances et des Comptes Publics se rendait à l’incubateur Creative Valley au Kremlin-Bicêtre. Lors de cette rencontre Michel Sapin a pu découvrir des start-ups françaises et rappeler son attachement aux questions de financement des PME, à l’innovation et à la prise d’initiatives.

Retour sur la visite de Michel Sapin à l’incubateur Creative Valley

La Creative Valley au Kremlin-Bricètre
La Creative Valley au Kremlin-Bricètre

La visite du ministre a été rythmée par une présentation de l’incubateur et les démonstrations de 6 start-ups françaises bénéficiant de son accompagnement. Aujourd’hui l’association regroupée autour de 20 écoles partenaires (Epitech, Ecole 42, HEC, SUP BIOTECH, ETNA…) accompagne 25 projets de création d’entreprises.

Dans un entretien réalisé par French Web lors de sa visite,  le ministre a pu insister sur les points suivants :

  • L’innovation : le ministre veut promouvoir l’innovation et surtout la prise d’initiatives dans les parcours de formation. L’esprit d’entreprise doit faire partie intégrante des formations supérieures, et notamment les problématiques liées au financement des entreprises.
  • Le financement de l’innovation : logiquement le ministre a été interrogé sur la capacité d’accompagner les projets à se financer. Le CIR (Crédit Impôt Recherche) semble être ici le principal argument du ministre, bien qu’il ne s’agisse pas de financement direct mais bien d’une mesure de réduction de charges. Sur la question des levées de fonds, le ministre citera la BPI et le Corporate Venture, en reconnaissant que l’État doit jouer un rôle de facilitateur dans l’accès à la levée de fonds : « si on ne met pas en place ce maillon, alors on risque de perdre les intelligences, les initiatives et les créations ».

Michel Sapin s’inscrit dans la communication du gouvernement sur le sujet de l’innovation: il reconnait que la prise d’initiatives est une « richesse qu’il faut savoir garder et développer en France ». Il confie d’ailleurs cette responsabilité aux institutions comme la BPI ou aux structures privées.

Quels modèles pour le financement public de la création d’entreprise en France ?

Souvent critiqués par le milieu entrepreneurial, l’État français et ses institutions proposent cependant de nombreux soutiens en matière de financement, rivalisant sans problème avec les voisins européens :

  • La Banque Publique d’Investissement (BPI), fer de lance du système de financement public français. Au-delà des fonds qu’elle peut verser aux entrepreneurs, cette dernière multiplie les initiatives pour encourager les porteurs de projets français à concrétiser leur business plan, notamment en les intégrant à une dynamique internationale avec souvent comme modèle la Silicon Valley. La BPI a par exemple lancé le 10 novembre 2014, en partenariat avec UBI France, la deuxième édition d’un concours pour des start-ups françaises du web : UBI i/o 2015. A la clé, un séminaire de 10 semaines en Californie pour s’implanter dans le vivier américain
  • Les subventions et aides financières : on peut citer des prêts d’honneurs tels que de dispositif NACRE, ou encore l’ACRE versée par Pole Emploi. De nombreuses aides sont aussi mises en place par les collectivités sous la forme de subventions ou de prêts spécifiques. Les collectivités locales (Conseils Généraux, Régionaux, etc…) disposent très souvent de fonds publics destinés à être investis dans la croissance des PME pour stimuler l’emploi sur leur territoire.
  • Les aides et allègements fiscaux : il existe de nombreuses exonérations d’impôts (sur les entreprises, locaux, sur les bénéfices…) mais aussi des dispositifs plus ambitieux comme le Crédit Impôt-Recherche à la destination des grands groupes comme des petites entreprises innovantes.

On ne peut donc  pas nier la multiplication des accompagnements publics et associatifs pour aider et stimuler les start-ups et PME en France. Auxquels s’ajoutent des initiatives privées, comme la Creative Valley, l’Ecole 42 ou encore le Numa, qui participent également à créer un écosystème propice à l’initiative des créateurs en France.

Ces efforts investis dans l’innovation s’étendent même au-delà des initiatives françaises. Les économistes de Bloomberg viennent en effet de nommer la France comme l’un des pays les plus attractifs pour les entreprises innovantes, mettant en particulier en avant les avantages fiscaux et la très bonne qualité de l’enseignement supérieur en France.

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