Rachat de Blackberry : la saga de l’automne

Alors que Blackberry était encore leader du marché des téléphones mobiles d’entreprise il y a peu, les annonces des premiers et seconds trimestres 2013 reflètent des pertes de plus en plus importantes pour l’entreprise : la santé financière du groupe est mise en cause et une première offre d’achat a été faite en septembre 2013. Eclairage sur la saga de l’automne.

 

L’année 2013 : l’accumulation des difficultés

Le début 2013 n’aura pas été rose pour Blackberry. Lancé au premier trimestre 2013, le nouveau modèle de Blackberry Z10 n’aura pas contribué à faire décoller les ventes. Le groupe déclare en effet au premier trimestre la perte de 84 millions de dollars. S’ensuit, en juillet 2013, un plan de licenciement de 250 employés. En parallèle, l’action du groupe (ex RIM /  Research In Motion) perd plus de 19% depuis le début de l’année : la capitalisation boursière représente aujourd’hui 4,8 milliards de dollars alors qu’elle culminait à 84 milliards en 2008. Le deuxième trimestre vient confirmer ces mauvaises nouvelles : perte de 965 millions de dollars, plan de licenciement de 4500 postes, annonce Gartner fustigeante (le cabinet recommande à ses clients de préparer l’après-Blackberry dès aujourd’hui ). C’est le début d’un engrenage de pertes qui semble sans fin pour la firme canadienne.

 

L’offre de rachat par Fairfax, ou l’ouverture du défilé des potentiels acquéreurs du groupe canadien

Mike Lazaridis / Douglas Fregin

Le 27 septembre dernier, le fonds d’investissement Fairfax annonce vouloir racheter l’entreprise canadienne, et conclut avec elle un accord de principe pour 4,7 milliards de dollars. Blackberry dispose alors de six semaines pour solliciter d’éventuels autres acquéreurs avec une meilleure offre.  Ainsi, Mike Lazaridis et Douglas Fregin, cofondateurs du groupe, annoncent début octobre qu’ils sont également intéressés par le rachat de l’entreprise qu’ils ont fait naître.  Reuters affirme également que Cisco, SAP et Google auraient été sollicités et seraient intéressés pour se positionner. Le 19 octobre, des rumeurs courent sur le positionnement de Lenovo dans le rachat de l’entreprise (qui s’était déjà déclaré intéressé par Blackberry en début d’année – avant même que l’offre soit publiée). La liste des potentiels acquéreurs s’allonge.

 

L’offre de Fairfax : pour la rupture de l’engrenage ? 

FXJ-MediaNotons que Fairfax détient 10% du capital de Blackberry et qu’à ce titre, le fonds d’investissement subit de plein fouet la chute de l’action Blackberry. Ainsi, on peut supposer que Fairfax a lancé sa proposition officielle de rachat à 4,7 milliards de dollars afin de susciter l’intérêt d’autres grands groupes ou investisseurs pour l’acquisition de la firme canadienne. Cette offre est d’ailleurs soutenue par le conseil d’administration de Blackberry. Les annonces et rumeurs successives de positionnement d’acteurs majeurs du marché de l’électronique et des télécoms ont permis à l’action de commencer à remonter. L’offre de Fairfax a en tout cas certainement permis de rompre l’engrenage des pertes dans lequel s’était embourbé Blackberry. Les mois qui viennent nous indiqueront si elle aboutira au redressement effectif de l’entreprise Fairfax.

2 thoughts on “Rachat de Blackberry : la saga de l’automne

  1. Alors BB s’est fait racheté par qui au final ?
    Une mise à jour de l’article est nécessaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Back to top