3G, 3G+ et bientôt 4G : disparité des débits entre les offres et les opérateurs

Les dénominations commerciales de débit (3G, 3G+ et bientôt 4G) cachent de fortes disparités techniques en fonction des opérateurs et des forfaits proposés.

Pour faire face à un usage de plus en plus important de l’internet mobile,  les opérateurs avaient d’ores et déjà prévu le bridage du débit afin d’éviter une utilisation excessive (Fair Use Policy) et une limitation de certains services (VOIP, usage modem).

Depuis peu, le débit internet est automatiquement bridé en début de mois sur certaines offres, en particulier sur les offres « Low cost ».

A titre d’exemple, les Séries Red de SFR sont bridées à 3,6Mbit/s sur une formule à 29€ incluant 8h d’appels  et 500 Mo de données  et à 7,2Mbit/s sur une formule à 34€ pour 2heures d’appels et 2Go de données.

Actuellement, SFR et Orange annoncent  des débits pouvant atteindre 14,4 Mbit/sec en fonction des forfaits  et Bouygues Télécom 3,6 Mbit/s sur l’ensemble de ses offres.

En réalité, l’ARCEP a mesuré un débit médian de 4,8Mbit/s pour Orange, contre 2,8Mbit/s pour SFR et 1,2 Mbit/s pour Bouygues Télécom dans le cadre de son étude sur la qualité de service mobile (publiée le  04/04/11).

Afin de s’adapter à  l’explosion de la consommation de données en mobilité, les opérateurs étudient et développent de nouvelles technologies. Ainsi, Bouygues Télécom annonce l’arrivée d’un réseau premium à 42 Mbit/sec sur toutes les grandes villes de France à la fin du premier semestre 2012. SFR prévoit des débits allant jusqu’à 100 Mbit pour 2013 (4G LTE). Quant à Orange, il  reste très mystérieux quant à ses projets de développement réseau.

De leur côté, les constructeurs ont déjà pris les devants, proposant des terminaux « ultra-puissants » à l’image du Samsunng Galaxy S2 qui peut surfer à 21 Mbit/s, ou d’autres qui vont bientôt sortir, dont un terminal Huawei qui atteindra les 42Mbit/s.

Les opérateurs mobiles proposeront donc prochainement des débits nettement supérieurs à ceux offerts actuellement, reste  à voir la vitesse de connexion  réelle dont bénéficiera l’utilisateur final et à quel coût ce dernier pourra en bénéficier.

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